L'eau et les sédiments

Le fonctionnement des écosystèmes du Parc est sous influence des dynamiques hydro-sédimentaires et de l’apport en eaux douces des fleuves. L’acquisition de données sur les sédiments, la qualité et la quantité de l’eau représente un enjeu central pour le Parc et les acteurs maritimes.

Suivre la qualité de l’eau et des sédiments

L’eau et les sédiments renseignent sur la qualité du milieu marin et des pollutions pouvant l’atteindre. A partir des nombreuses données disponibles, le Parc va réaliser un état des lieux et suivre les tendances d’évolution à l’échelle de son territoire.

De nombreux suivis sur la qualité de l’eau sont menés par différents organismes (IFREMER, Agence régionale de santé, Conseils départementaux…) avec des objectifs différents, sanitaires ou environnementaux. Quant aux sédiments, ce sont majoritairement les opérateurs de travaux y compris portuaires qui suivent leur qualité.  

Pour mieux connaitre la qualité de l’eau et des sédiments à l’échelle du Parc, proposer des suivis complémentaires et adapter des mesures de gestion visant à réduire les pollutions maritimes et terrestres, le Parc va réaliser : 

  • un état des lieux des données disponibles sur l’eau et des sédiments, les réseaux de suivi, leur maillage sur le territoire,
  • un état des lieux de la qualité de l’eau et des sédiments et un travail de coordination avec les acteurs du littoral et des bassins versants pour compléter les données manquantes.
     

Décrire les dynamiques hydro-sédimentaires

Les dynamiques hydro-sédimentaires sont intenses et variées, dans le temps et dans l’espace. Ces dynamiques influencent les écosystèmes et les activités pratiquées dans le Parc.

Afin de mieux connaitre ces dynamiques, le Parc va réaliser une synthèse des travaux scientifiques dans ce domaine. L’objectif de cette synthèse est d’analyser le panorama des connaissances scientifiques existantes décrivant les dynamiques hydro-sédimentaires. Cette analyse permettra de caractériser les principales cellules hydro-sédimentaires dans le Parc. Une attention sera portée pour vulgariser ces travaux auprès d’un public non spécialiste.
 

Suivre la qualité de l’eau en temps réel

Afin d’améliorer le suivi de la qualité de l’eau dans les pertuis charentais et au plus proche des zones d’élevage de coquillages, le Parc accompagne le Comité Régional de la Conchyliculture de Charente-Maritime, dans la mise en place de sondes expérimentales.

La richesse écologique et la santé des bivalves élevés dans les pertuis, ces larges baies envasées, sont très dépendantes de la qualité de l’eau et du régime hydrologique des fleuves qui s’y jettent, sous influence des activités maritimes et terrestres. 

Afin d’obtenir des indicateurs précis sur la qualité de l’eau, 2 bouées de mesures autonomes équipées de sondes ont été mises à l’eau en 2019. Elles mesurent toutes les 10 minutes les variations de la qualité de l’eau de façon très précise grâce à de nombreux paramètres. 

Les données sont envoyées chaque jour sur un serveur et sont directement accessibles et consultables en temps réel. 

Ces données vont permettre de mieux comprendre l’influence des conditions environnementales sur l’élevage des bivalves et de suivre l’évolution de la qualité de l’eau dans ces zones. Mises en place à titre expérimental pendant deux ans, d’autres sondes vont être déployées à plus large échelle dans le Parc naturel marin afin de compléter le réseau de mesures et de suivis déjà existants.
 

Mise à l'eau de 2 sondes

Mise à l'eau de 2 sondes expérimentales dans les pertuis

Yohan Weiller - OFB

Mise à l'eau de 2 sondes expérimentales dans les pertuis

Yohan Weiller - OFB

Mise à l'eau de 2 sondes

Mise à l'eau de 2 sondes expérimentales dans les pertuis

Yohan Weiller - OFB

Mise à l'eau de 2 sondes expérimentales dans les pertuis

Yohan Weiller - OFB

Etudier les effets des micro-plastiques et des pesticides sur les bivalves

Le Parc s’associe à plusieurs partenaires dans le cadre d’un  programme de recherche visant à tester la toxicité des micro-plastiques et des pesticides sur les huîtres et les moules élevés dans les pertuis.

Projet de recherche AQUAECO : larves d’huîtres ayant ingérées des micro-plastiques fluorescents

Projet AQUAECO : larves d’huîtres ayant ingérées des micro-plastiques fluorescents

AQUAECO

Projet AQUAECO : larves d’huîtres ayant ingérées des micro-plastiques fluorescents

AQUAECO

Projet de recherche AQUAECO : larves d’huîtres ayant ingérées des micro-plastiques fluorescents

Projet AQUAECO : larves d’huîtres ayant ingérées des micro-plastiques fluorescents

AQUAECO

Projet AQUAECO : larves d’huîtres ayant ingérées des micro-plastiques fluorescents

AQUAECO

Projet AQUAECO : dispositif expérimental de nurserie pour le grossissement des huître jusqu’au stade adulte "commercialisable"

Projet AQUAECO : dispositif expérimental de nurserie pour le grossissement des huître jusqu’au stade adulte "commercialisable"

AQUAECO

Projet AQUAECO : dispositif expérimental de nurserie pour le grossissement des huître jusqu’au stade adulte "commercialisable"

AQUAECO

Projet AQUAECO : dispositif de fixation des larves d’huîtres afin d’obtenir en condition de laboratoire un développement jusqu’au stade juvénile (naissain)

Projet AQUAECO : dispositif de fixation des larves d’huîtres afin d’obtenir en condition de laboratoire un développement jusqu’au stade juvénile (naissain)

AQUAECO

Projet AQUAECO : dispositif de fixation des larves d’huîtres afin d’obtenir en condition de laboratoire un développement jusqu’au stade juvénile (naissain)

AQUAECO

Les fortes mortalités d’huîtres et de moules constatées ces dernières années ont amené les représentants professionnels de la conchyliculture à solliciter les universités de La Rochelle et de Bordeaux pour développer le projet de recherche AQUAECO.
 
L’objectif de ce programme est de proposer des mesures pour atténuer les effets négatifs potentiels de ces contaminants sur la santé des bivalves, notamment la moule bleu Mytilus edulis et l’huître creuse Magallana gigas. Ces 2 espèces ont été choisies car elles sont d’une importance socio-économique majeure dans le Parc et car elles sont  de véritables « sentinelles de la mer » capables d’alerter sur la contamination des milieux.

Ce programme comporte 2 volets : l’un étudie la toxicité des micro-plastiques et des pesticides sur les moules et les huîtres, l’autre vise à caractériser la contamination du littoral des pertuis en pesticides et micro-plastiques, et leurs effets sur les bivalves en zones conchylicoles .

Les résultats sont attendus pour 2021.
 

Suivre les macro-déchets échoués sur les plages

De nombreux déchets s’échouent sur le littoral du Parc. Pour les caractériser, le Parc met en œuvre et coordonne un réseau de suivi des macro-déchets marins échoués.

En 2017 et 2018, le Parc a accompagné la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) et Téo pour leur projet de suivi des macro-déchets sur des sites pilotes. Leurs retours d’expériences et les résultats de ces programmes permettent aujourd’hui la mise en place progressive d’un réseau de suivi sur une dizaine de sites. Ces suivis sont menés en partenariat avec des acteurs du territoire : LPO, CPIE du Verdon, Communauté de communes de l’île de Ré et Téo.

Le Parc réalise le suivi des macro-déchets sur certains sites et assure l’animation de ce réseau d’opérateurs qui partage un protocole commun et sont formés à la saisie des données.

Ces suivis permettront à terme de prendre des mesures pour réduire la source des pollutions.
 

Suivi des macro-déchets échoués sur les plages

Suivi des macro-déchets échoués sur les plages

Amandine Eynaudi - OFB

Suivi des macro-déchets échoués sur les plages

Amandine Eynaudi - OFB

Suivi des macro-déchets échoués sur les plages

Suivi des macro-déchets échoués sur les plages

Amandine Eynaudi - OFB

Suivi des macro-déchets échoués sur les plages

Amandine Eynaudi - OFB

Suivi des macro-déchets échoués sur les plages

Suivi des macro-déchets échoués sur les plages

Amandine Eynaudi - OFB

Suivi des macro-déchets échoués sur les plages

Amandine Eynaudi - OFB